|
De Bruxelles à Carcassonne - France et Belgique
|
||||
|
C’est génial de regarder la carte le soir sous la tente et de décider où nous irons le lendemain. Les premiers jours nous roulions sur les routes nationales, nous les avons vite troquées pour les départementales, plus petites et au trafic moins préoccupant. Puis, nous avons découvert les canaux. Le territoire en est quadrillé. Un monde en soi. Nous sommes ébahis par ces familles qui vivent sur leurs péniches, alliant travail de marin et vie quotidienne au fil de l’eau. Pour nous, ces voies d’eau offrent une petite route de service, parfois un sentier, de chaque coté, où nous pouvons rouler pénard. Puisqu’elles suivent le canal, il n’y a pas de montés pour nous faire souffrir et, en plus, aucune automobile pour nous distraire dans notre pèlerinage à moulinette. En plus, comme ces routes sont sur des levées, la vue y est parfaite. En ajoutant quelques routes départementales à notre circuit hydraulique, nous arrivons à Paris et son trafic infernal après quelques 400 km. Chantal et Gaétan, des amis tous neufs du Québec, nous accueillent dans leur appartement de la banlieue parisienne. Nous rangeons les vélos sur le balcon pour trois jours et visitons la ville lumière, ses monuments et ses musées avec Chantal et la toute petite Valérie dans sa poussette. C’est tout de même impressionnant de toucher tous ces icônes mythiques si souvent vus à la télé, dans les livres ou sur les timbres postes. L’Arc de Triomphe est étonnant, mais le rond point à cinq voies qui l’entoure et son chaos de véhicules l’est encore plus. Nous observons longuement la danse du haut du monument en s’imaginant la folie de s’y retrouver avec nos montures aux lourdes sacoches. Notre séjour dans la grande ville se résume finalement par beau temps, bon tourisme et belles amitiés, une pause appréciée avant de reprendre la route vers la Loire et la côte ouest française.
La météo, plus très agréable depuis quelques jours, additionnée d’une tente qui prend l’eau, nous fait hériter d’un bon mal de gorge. Marjo est particulièrement touchée avec de la fièvre à l’aube de notre 800ième km. L’amabilité d’une bonne dame qui nous trouve affalés sur un talus gazonné remet Marjo en selle à l’aide de quelques médicaments et bons conseils. Le nez au vent et de la liberté plein nos sacs, le beau temps de retour et les levées de la Loire nous redonnent à nouveau une bonne dose d’enchantement, Yahooou. |
|||
| << France Belgique - Page précédente | 2/3 | France Belgique - Page suivante >> | ||