La chose la plus dégoûtante qui me soit arrivée...
par Denis
 
Index Nous faisions, Marjo et moi, un voyage à vélo. C'était un matin, il faisait déjà chaud, nous avions passé la nuit sur un camping près de la frontière française. Le déjeuner était pris, la tente pliée et nous étions prêts à reprendre la route. Il nous restait juste à déposer un simple sac d'ordures avant de quitter.

 

 

Nous nous dirigions donc vers le gros bac en métal brun. Déjà à quelques mètres une forte odeur attaque notre odorat. On met un pied à terre près du conteneur toujours en enfourchant nos vélos très chargés qui gênaient un peu nos manoeuvres. Une volée de mouche tourne tout autour de la boîte et nous entoure du coup. L'odeur est devenue plus forte et fort nauséabonde. Décidément on ne restera pas longtemps ici, il faut faire vite. Je m'avance à un mètre en face du bac prêt à y balancer mon sac de plastique, le front plissé et le nez contorsionné. Ma blonde, un peu plus sur le coté, soulève d'une main le lourd couvercle métallique à bout de bras en se cachant la bouche et le nez de l'autre main. Un nuage de mouches en sort et l'odeur s'amplifie encore. Le coeur nous lève. Aussitôt je balance mon sac dans le sombre intérieur. Et alors que le paquet vole encore ce que je vois me fait lever haut le coeur. Sur le rebord, là où le couvercle se pose normalement, une grosse motte de matière organique en décomposition, en putréfaction.

 

 

L'écoeuranterie  fourmille, grouille, bouillonne de vers blancs. J'ouvre la bouche pour crier NON en entamant un mouvement de retraite, mais ma copine à déjà lâché le couvercle... PAFF! Le lourd couvercle frappe la chose de plein fouet et m'asperge de cette dégueulasserie. Une pluie de cochonnerie écoeurante.

 

Sur les vêtements, dans les cheveux, dans le visage, dans la bouche... Je suis écoeuré, totalement dégoutté, je laisse tomber ma bécane, je me secoue comme un malade, je crie, je crache, j'engueule ma pauvre blonde en courant vers les douches...

 

Deux semaines après cet épisode je frémissais encore aux moindre chatouillement sur ma peau et plusieurs mois après j'en voulais encore à ma blonde d'avoir lâché ainsi le couvercle. Heureusement avec le temps c'est devenu une anecdote amusante et je prends  même plaisir à la raconter.

 

Denis
 
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